Entre risque et solution : l’IA fantôme en salle de soins et la voie vers une alternative sûre

Zwischen Risiko und Lösung: Schatten-KI im Behandlungsraum und der Weg zur sicheren Alternative

Les médecins suisses consacrent chaque jour jusqu’à deux heures à la documentation dans le dossier patient. Les données récentes de l’étude complémentaire de la FMH menée en 2025 mettent en évidence une évolution préoccupante : une bureaucratie excessive et l’absence de stratégies adaptées ralentissent le quotidien médical. Pour échapper à cette pression, les professionnels de santé ont de plus en plus recours à des outils d’IA non autorisés, communément appelés « IA fantôme ». Cependant, cela implique des risques importants en matière de sécurité et de conformité. L’article suivant explique pourquoi cela est encore utilisé et comment Voicepoint relève ce défi.

Charge documentaire à un niveau record : une crise structurelle dans le quotidien professionnel

La pression administrative qui pèse sur le système de santé suisse affecte sensiblement le quotidien des soins. Selon l’étude complémentaire réalisée par gfs.bern sur mandat de la FMH, les médecins en médecine somatique aiguë consacrent en moyenne 114 minutes par jour aux tâches liées au dossier patient ; en psychiatrie, ce chiffre atteint même 121 minutes. (1)

À cela s’ajoutent des exigences administratives et des procédures liées aux assurances, particulièrement chronophages : dans le secteur ambulatoire en cabinet, 54 minutes par jour y sont consacrées, contre 67 minutes en réadaptation. Les principaux facteurs à l’origine de cette charge sont les demandes de renseignements des assureurs concernant la facturation, les rapports destinés aux assurances perte de gain ainsi que les demandes formelles de prise en charge des coûts.

Cette évolution pèse lourdement sur les professionnels de santé :

  • En psychiatrie, 51 % des personnes interrogées font état de départs de collègues pour raisons de santé au cours des 12 derniers mois.
  • 86 % des médecins psychiatres se plaignent d’une pression constante liée à la performance.
  • Malgré une forte motivation pour l’activité médicale (plus de 89 % en psychiatrie et 91 % en réadaptation), des lacunes organisationnelles risquent de saper insidieusement cet engagement.

Le phénomène de l’IA fantôme : causes et risques.

Face à une pression constante en termes de délais, les professionnels de santé recherchent des solutions pragmatiques pour alléger leur charge de travail. Lorsque les logiciels institutionnels sont trop rigides, cela conduit de plus en plus souvent à l’utilisation d’outils grand public non certifiés : c’est le phénomène de l’IA fantôme.

Qu’est-ce que l’IA fantôme et pourquoi est-elle malgré tout utilisée ?

L’IA fantôme désigne l’utilisation d’outils d’IA (par exemple, des modèles de langage librement accessibles ou des applications de dictée) sans autorisation ni contrôle de la part du service informatique ou du service chargé de la protection des données de l’entreprise. Cette utilisation n’est pas motivée par une quelconque malveillance, mais par une surcharge de travail.

Les données empiriques illustrent l’ampleur du phénomène : selon le Doctolib Digital Health Report 2026, 50 % des médecins interrogés utilisent déjà des outils d’IA privés pour effectuer des recherches et 28 % y ont directement recours pour la documentation médicale. Face à cela, les solutions certifiées présentent un potentiel considérable : les assistants de consultation basés sur l’IA peuvent réduire jusqu’à 70 % le temps consacré à la documentation. (2)

Quels sont les risques liés à l’IA fantôme dans le secteur de la santé ?

Une utilisation non contrôlée comporte des risques considérables pour les établissements de santé :

  1.  Violations de la protection des données et de la conformité : lorsque des données sont saisies dans des services cloud publics, des données sensibles sont transférées vers des serveurs externes.
  2.  Absence d’accords de traitement des données (ATD) : les outils destinés aux consommateurs sont souvent dépourvus de contrats juridiquement contraignants. Les fournisseurs se réservent fréquemment le droit d’utiliser les données pour l’entraînement de futurs modèles.
  3. Informations médicales erronées : les chatbots généralistes ne sont pas spécifiquement entraînés à la terminologie médicale et peuvent générer des réponses plausibles en apparence, mais factuellement incorrectes (« hallucinations »).

Des solutions professionnelles et certifiées pour alléger la charge de travail, plutôt qu’une IA fantôme

Pour éliminer les risques liés à l’IA fantôme, les hôpitaux, cliniques et cabinets médicaux ont besoin d’alternatives performantes et conformes aux exigences en matière de protection des données. En tant que leader suisse du marché des solutions de dictée médicale, de reconnaissance vocale et de génération automatisée de rapports, Voicepoint comble le fossé entre efficacité et sécurité et propose :

  • Assistant de consultation basé sur une IA sécurisée : notre plateforme Voicepoint Xenon® génère automatiquement des résumés de l’entretien entre le médecin et le patient.
  • Protection des données 100 % suisse et triple certification ISO : vos données restent en Suisse.
  • Intégration fluide : les rapports médicaux sont directement intégrés dans les systèmes SIH et SIC existants.
  • Spécificité médicale : les modèles de langage sont spécifiquement conçus pour répondre aux exigences du système de santé suisse et à la terminologie médicale spécialisée.

Grâce à des solutions certifiées, les professionnels de santé gagnent ainsi un temps de travail précieux qu’ils peuvent consacrer au contact direct avec leurs patientes et patients, sans pour autant renoncer à la protection des données personnelles sensibles.

Références

(1) Les soins ambulatoires avant les soins hospitaliers : des adaptations des processus sans ancrage stratégique (fmh.ch).

(2) Digital Health Report 2026 (info.doctolib.de).

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